La PMA Sociale a 50 ans !

Je crois que ces inquiétudes ne sont pas fondées et que, tout au contraire, l’on peut avancer deux arguments forts en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes : la continuité des pratiques d’une part, et le progrès moral et juridique d’autre part.

La continuité des pratiques, tout d’abord. Contrairement à ce qu’on peut lire ici et là, la PMA n’a jamais été uniquement thérapeutique. Depuis la création des premiers centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos) en 1973, coexistent en réalité deux PMA très différentes.

La plus connue est la PMA thérapeutique stricto sensu, dont l’objet est de traiter un couple formé d’un homme et d’une femme souffrant d’une infertilité, afin de lui permettre de procréer. Elle est largement majoritaire en France : 95 % des cas. A côté d’elle, très minoritaire (5 % des naissances) existe depuis plus d’un demi-siècle la PMA avec un tiers donneur – de sperme, d’ovocyte, ou d’embryon. On peut la nommer PMA sociale, car dans ce cas, la médecine ne soigne rien : le mari stérile, par exemple, reste tout aussi stérile. Ce qu’on propose au couple est non un traitement, mais un arrangement social : le recours à un tiers donneur/géniteur.
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