Archives de catégorie : Témoignages

Communication du Bureau national Suspension des réunions/évènements de DJ du fait de l’épidémie de Covid 19

Le 15 mars 2020

Chères et chers responsables de groupes,

Vous avez sans doute suivi l’actualité concernant la mise en œuvre du plan de prévention du virus Covid 19, et les  annonces du Président de la République jeudi ainsi que celles eu Premier-Ministre hier soir. Nous sommes appelé·e·s à agir pour limiter la propagation du virus, ce qui ne peut manquer d’avoir un impact sur notre vie associative.

Les mesures demandées concernent principalement les espaces de rassemblements susceptibles d’accentuer fortement la propagation de l’épidémie et invitent à limiter nos sorties et nos déplacements au stricte minimum. Plus le nombre de personnes réunies en un même lieu est important, plus l’épidémie peut se répandre rapidement, une personne potentiellement atteinte en touchant un plus grand nombre autour d’elles. Ce sont des mesures de solidarité vis-à-vis de publics vulnérables à l’épidémie, et qui ont vocation à permettre de ne pas saturer trop vite les besoins de prise en charge, particulièrement les hôpitaux.

Au regard de celles-ci, il ne nous semble pas opportun de maintenir le prochain conseil d’administration qui devait se dérouler les 4-5 avril prochains. C’est une déception pour vous mais aussi pour nous, d’autant que ce conseil devait discuter d’un sujet d’importance, la refonte des statuts et du règlement intérieur. Un grand merci à tous les groupes qui ont d’ores et déjà répondu. Le travail suit néanmoins son cours, nous vous tiendrons informer des modalités pratiques, il est important qu’il puisse se poursuivre et se conclure ! Pour celles et ceux qui avaient déjà pris leurs billets et qui ne peuvent être remboursés, n’hésitez pas à revenir vers nous.

Concernant, les JAR, nous allons travailler avec la commission JAR pour envisager la meilleure solution possible.

Sur le reste des activités de D&J impliquant des rencontres physiques (rencontres et sorties de groupe, groupes de parole,  temps spirituels, évènements, week-end…) qui devaient avoir lieu à compter de ce jour et dans les prochaines semaines, nous remercions les responsables de groupe d’organiser leur report.  

Les infos et consignes du ministère sont disponibles sur le site : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

Durant ces quelques semaines, n’oublions cependant pas de faire vivre les liens de solidarité propres à notre association en pensant à bien prendre des nouvelles les uns des autres, en particulier pour nos adhérent-e-s fragiles ou seul-e-s.

Nous restons à votre écoute si vous souhaitez échanger plus en détails.

Bien associativement,

Le Bureau National

 

PMA : On fait des personnes homosexuelles des boucs émissaires

Tribune dans le journal La Croix du groupe PMA de David & Jonathan

Benoît (diocèse d’Évry) et Marianne (diocèse d’Orléans) sont membres de David & Jonathan, chrétien et chrétienne LGBT. Ils réagissent à l’édito de Guillaume Goubert à la suite de la manifestation contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes.

« Cette affluence témoigne des inquiétudes de nombreux citoyens sur les conséquences sociales des avancées scientifiques » concluait l’éditorial de La Croix du 7 octobre à propos de la manifestation de la veille contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. De quelles avancées scientifiques parle-t-on ?

Une vraie paternité  ?

Les couples hétérosexuels, dans le cadre de la loi votée il y a 25 ans, recourent aujourd’hui pour près des deux tiers à la fécondation in vitro, avec des techniques de plus en plus pointues – micro-injection de spermatozoïdes, congélation d’embryons, diagnostic préimplantatoire, etc. – qui peuvent effectivement poser des questions éthiques.

À l’inverse, les couples de femmes n’ont en général besoin que d’une simple insémination avec donneur. Il s’agit d’une technique vieille d’au moins deux siècles, simple, peu coûteuse, non chirurgicale, qui peut se pratiquer sans traitement hormonal et ne permet aucune sélection d’embryon puisqu’il s’agit d’une fécondation « naturelle », in vivo.

Les couples hétérosexuels dont l’homme est infertile tentent souvent de surmonter l’infertilité par une FIV avec micro-injection, avant de se résoudre en dernier recours à une insémination avec donneur tiers. Comme s’il était essentiel que le père soit le géniteur… Faudrait-il être à tout prix le géniteur pour être pleinement père ? La filiation de Jésus telle que nous la racontent les Évangiles – descendant de David par son père Joseph, époux de Marie et qui n’est pas le géniteur de Jésus – n’est pas une histoire sans signification. Elle invite les hommes à prendre du recul avec la prétention d’être les créateurs de l’enfant et à comprendre ce qu’est une vraie paternité.

Une meilleure protection de la famille

L’élargissement de la PMA à toutes les femmes ne fera que leur permettre d’accéder au cadre éthique de la loi française ; c’est-à-dire à pouvoir recourir à un donneur et non pas à un vendeur de sperme ; à ne pas être dépendantes de circuits commerciaux qui poussent parfois à la surconsommation médicale ; à ne pas subir une sélection par l’argent. Il s’agit aussi de mieux protéger leurs familles et leurs enfants dès la naissance, sans passer par une procédure d’adoption longue et humiliante. Cette loi devrait enfin permettre à l’enfant de connaître l’identité du donneur à sa majorité. Au lieu de se réjouir de ces avancées éthiques, pourquoi charger les couples de femmes des risques de dérives technicistes, qui n’ont rien à voir avec la question de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ?

La GPA est aujourd’hui interdite pour tous en France

De même, pourquoi répéter ce fantasme que l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ouvrira la porte à la gestation pour autrui ? Imagine-t-on un seul instant que la GPA puisse être ouverte aux couples d’hommes sans avoir été autorisée au préalable pour les couples hétérosexuels dont la femme ne peut pas porter un enfant ? Il est insupportable d’entendre répéter « Si on accorde la PMA aux couples de femmes, alors il faudra accorder la GPA aux couples d’hommes ». Les couples hétérosexuels dont la femme est stérile ne risquent pas, eux, de demander la GPA, sans doute ?

Pourtant, les enfants nés par GPA dans des couples hétérosexuels sont bien plus nombreux que dans des couples d’hommes. Mais dans le premier cas, cela peut se dissimuler… Aucune des associations LGBT ne revendique un droit à la GPA, pour la simple raison qu’il n’y aucune discrimination : la GPA est aujourd’hui interdite pour tous en France. En revanche, ceux qui invoquent l’argument du « traitement de l’infertilité » pour réserver la PMA aux couples hétérosexuels infertiles préparent sans s’en rendre compte une acceptation de la GPA : comme l’a montré le sondage Ifop-La Croix de janvier 2018, une majorité des français seraient favorables à la GPA « pour raisons médicales ». Cibler les couples homosexuels pour contrer la GPA est aussi injuste qu’inefficace.

Cessons de désigner des boucs émissaires

Cette façon de stigmatiser une minorité, en l’occurrence les personnes homosexuelles, pour leur attribuer des risques qui concernent toute la société, porte un nom : désigner des boucs émissaires. Que les évêques et certains catholiques soient opposés à toute forme d’assistance médicale à la procréation, comme à toute forme de contraception ou à toute relation sexuelle hors mariage, cela est leur choix.

En revanche, après 25 ans sans aucune campagne de communication, aucune manifestation contre la loi sur la PMA de 1994, leur soudaine mobilisation dès lors qu’il s’agit de couples de femmes est bien suspecte. S’opposer à la PMA maintenant, ce n’est ni le moment ni le cadre, sauf à demander explicitement l’abrogation de toute forme de PMA, y compris pour les couples hétérosexuels infertiles.

Ne serait-il pas temps de sortir de la panique qui saisit la hiérarchie catholique dès qu’il s’agit des droits des personnes homosexuelles ? La série de textes magistériaux écrits par Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, et présentant la reconnaissance de droits pour les personnes homosexuelles comme « une menace pour la famille et la société », a encore une forte influence et pas seulement en Pologne !

Il s’agit avant tout d’accueillir la vie

Ne serait-il pas plutôt temps d’écouter les principaux concernés ? Les enfants nés de PMA aujourd’hui adultes ? Les parents de familles homoparentales ? De lire les études qui montrent que les enfants vivant dans ces familles se portent aussi bien que les autres ? Et de se rappeler que, bien plus que de technique, il s’agit avant tout d’accueillir la vie et d’aimer, éduquer et prendre soin d’enfants.

Faute d’informations concrètes, faute de témoignages et de débats au sein de l’Église, ceux qui manifestaient dimanche 6 octobre n’ont pas eu conscience de répéter des arguments faux et involontairement homophobes concernant la dérive techniciste ou une prétendue dérive vers la GPA. Quand le brouhaha sera retombé, quand la loi sera promulguée, pourra-t-on se rencontrer et se parler ? L’éditorial du 4 octobre de La Croix appelait les opposants à « éclairer les consciences, dans un processus de longue haleine ». L’écoute de la réalité de la diversité des familles ne pourrait-elle pas aussi éclairer les consciences de ces opposants et être la base d’un dialogue constructif ?

Le groupe PMA de David & Jonathan

Non aux pseudo-thérapies de conversion de l’homosexualité ou de la transidentité !

Ce weekend, au Zénith de Cayenne, s’est déroulée la « conférence évangélique des Nations » avec le soutien de pouvoirs publics et de médias locaux. Parmi les conférenciers, on trouvait le pasteur Mickaël Lebeau qui promeut les pseudo-thérapies de conversion de l’homosexualité ou de la transidentité (1). En tant que chrétiennes etchrétiens inclusifs – LGBT de différentes convictions ou confessions et allié.e.s – nous condamnons fermement ce genre de pratiques. Elles sont dangereuses pour l’intégrité morale et physique des personnes car elles créent des culpabilités aussi inutiles que déplacées.

David & Jonathan, le Carrefour des Chrétiens inclusifs et l’Antenne inclusive de Saint-Guillaume (Strasbourg) apportent également tout leur soutien à l’association amie du Refuge, suite aux actes de violence dont elle a été victime alors qu’elle manifestait devant le Zénith de Cayenne (2).

Notre foi est une force pour accueillir avec amour et espérance notre prochain.e et nous refusons de voir instrumentaliser la Bible pour en faire un « manuel de guérison ». Nous condamnons fermement le refus d’une des valeurs de notre République : l’égalité.

Le Carrefour des Chrétiens inclusifs, David & Jonathan et l’Antenne inclusive de Saint-Guillaume

 

______________
(1) Brigitte Noël et Matt Joicey, «  Des Thérapies bidon pour ‘’guérir’’ l’homosexualité », 3 novembre 2018, Le Journal de Montréal (lien)

(2) Youen Tanguy, «  Guyane : des militants du Refuge agressés en marge d’une conférence évangélique », 3 mai 2019, Têtu (lien)

Contacts :
° David & Jonathan : contact@davidetjonathan.com
° Carrefour des Chrétiens inclusifs : carrefour@chretiensinclusifs.org
° L’Antenne inclusive de Saint-Guillaume : lien

 

Coming-Out

🏳️‍🌈 COMING OUT, JOUR DE SORTIE !

Découvrez le film événement pour la communauté LGBTQ+ qui sort aujourd’hui au cinéma.

Une œuvre de lutte, de rassemblement et de solidarité pour vivre librement. Des témoignages aux 4 coins du monde qui vont vous bouleverser !

 

Lettre ouverte : Un regard LGBT sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique

Paris, le 21 mars 2019

 

Un très grand nombre d’affaires de pédophilie, d’abus sexuels envers des religieuses ou d’autres personnes éclatent dans l’Église catholique dans le monde entier (États-Unis, France, Allemagne, Pays-Bas, Irlande, Chili, etc.). Ces affaires apparaissent aujourd’hui publiquement, par la condamnation du cardinal Barbarin pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs, par les dépôts de plainte pour agression sexuelle contre le nonce apostolique en France Luigi Ventura, par des investigations médiatiques sur les abus envers les religieuses, ou par un film tel que « Grâce à Dieu » de François Ozon, qui témoigne du combat de l’association « La parole libérée ».

En regard, le sommet mondial pour la protection des mineurs organisé par le Vatican a suscité bien des déceptions, et le refus du pape François d’accepter la démission du cardinal Barbarin envoie un message très négatif.

Notre mouvement David & Jonathan affirme ici son soutien aux victimes, dont nous saluons les courageux témoignages. Trop souvent dans l’Église catholique, le silence est imposé sur les questions de sexualité. Cette loi du silence est d’autant plus dangereuse qu’elle est entre les mains de prêtres qui détiennent tout pouvoir au sein de l’institution ecclésiale, ce qui ne peut qu’encourager abus et violences.

Les actes délictueux ou criminels commis par certains prêtres mettent en cause tout un système qui s’est montré dans l’incapacité, durant plusieurs dizaines d’années, d’entendre la souffrance des victimes. Une culture du secret et du déni a été volontairement entretenue, dans un souci profondément déplacé de protection de l’institution ecclésiastique. L’entre-soi, l’isolement, l’absence de diversité dans l’exercice du pouvoir et de regard critique extérieur n’ont fait que renforcer cette attitude, que l’on appelle le cléricalisme.

Pourtant, chacun.e de nous connaît des ecclésiastiques dévoués au bien commun, qui œuvrent chaque jour à des actes qui grandissent l’humanité (accueil des plus pauvres et des plus fragiles, des migrant.e.s, etc.).

Les abus au sein de l’Église catholique nous interpellent d’autant plus que les discours ambigus ou directement LGBTphobes qu’elle énonce conduisent trop souvent à un terrible et inexcusable amalgame entre homosexualité et pédophilie, ou avec d’autres crimes et délits sexuels.
Les abus sexuels détruisent les victimes, bien souvent durant une grande partie de la vie, et sont condamnés à ce titre par la loi. Ils sont le fait de rapports de pouvoir et de domination, qui concernent autant les hommes que les femmes, indépendamment de leur orientation sexuelle. Ils doivent être dénoncés et combattus partout.

Ils ne peuvent être confondus avec une orientation sexuelle vécue de manière épanouie et consentante, comme elle peut et devrait l’être, bien que le catéchisme de l’Église catholique continue de soutenir le contraire, au risque d’enfermer encore et toujours ses prêtres et ses fidèles dans une culpabilité et un mal-être délétères.

Notre expérience est que, loin des dogmes ou de prétendus arguments anthropologiques, qui imposent un modèle unique, hétérosexuel, genré et procréatif au mépris de la diversité des personnes, seuls l’écoute attentive des parcours de vies et le respect de leur diversité amènent à un réel accueil de l’autre.  C’est pour cela que nous appelons aussi l’Église à se réformer, à sortir du cléricalisme, à ouvrir les responsabilités aux femmes, à mener une vraie réflexion sur la continence sexuelle imposée aux personnes consacrées, à partager la mission que portent ses prêtres avec les laïcs, afin de retrouver un équilibre nécessaire qui permette à ses responsables et à tous les fidèles de continuer de progresser en humanité.

Nous appelons toute personne de bonne volonté, quelles que soient ses croyances, à combattre les comportements et discours dogmatiques sur la sexualité et le genre tenus par de trop nombreux responsables de différentes religions partout dans le monde. Du fait même de l’autorité spirituelle exercée, ces derniers peuvent détruire les personnes et conduire à des dérives très graves. A l’opposé, nous appelons à écouter les parcours de vie dans leur diversité, les souffrances et les richesses humaines, et à combattre les rejets de l’autre partout dans la société. Nous appelons les croyant.e.s de toutes religions, et en particulier les femmes et les personnes LGBT, à prendre pleinement leur place dans leur communauté, à contribuer activement à la libération de la parole, à lutter contre toute forme de domination et de violence, et à bâtir un accueil inclusif de toutes et tous dans chaque communauté.

Le Bureau National de David & Jonathan

Retour sur la retraite spirituelle à Timadeuc des Groupes David et Jonathan de l’Ouest

Décidément, ça marche fort, les week-end dans l’Ouest !

Après celui du mois d’août orienté détente puis celui de Noël en Mayenne, nous voici cette fois dans le Morbihan, accueilli-e-s par les frères cisterciens de Timadeuc. Au cœur de la Bretagne, au cœur de l’Eglise lis-je sur le site internet. Eh bien on peut dire qu’ils sont accueillants, ces frères, avec les 26 DJistes et aparenté-e-s que nous sommes ! Un lieu habité, c’est sûr.

A quoi l’ai-je senti ? A la façon dont frère Luc plante son regard dans tes yeux, visage souriant, rire généreux, tutoiement de rigueur. A la préoccupation qu’ils ont, lui et les autres, de notre bien-être, de la réussite de notre retraite.

Le silence donne de l’épaisseur à la moindre chose. Celui de l’église avant les offices me ramène à mon essentiel. Nos repas taiseux nous rendent plus proches les un-e-s des autres. Reliés au point que parler n’est plus nécessaire. Et le service ressemble à une pièce de musique ou de danse minutieusement orchestrée, chacun-e se restaure recueilli-e et sait son rôle dans la partition. Il y a là me semble-t-il quelque hommage, une action de grâce peut-être ?

Une présence qui se retrouve dans nos trois ateliers animés par Denis. Merci particulier pour ce moment autour de « Bible et homophobie, pouvoir répondre ». L’instruction, la connaissance du contexte des écritures, la prudence des interprétations font rejaillir le message d’Amour que j’ai souvent cru perdre dans mon Eglise.

Je reste encore émerveillé par la façon dont le groupe a improvisé la veillée du samedi. Rien de prévu et pourtant voilà : qui un poème, qui un partage, qui une histoire ou un refrain… et la veillée se bâtit d’elle-même. Ca me rappelle comme nous avions écrit un psaume l’été dernier, en se passant le crayon, comme ça, mine de rien…

Des moines qui citent sans trembler David et Jonathan au cours des vêpres, pour que toute l’assemblée partage notre prière. Des moines qui invitent Christophe à faire une lecture lors de la messe dimanche et Myriam à préparer l’Eucharistie. Des moines qui prient pour les jeunes et les dangers du net et des réseaux sociaux. Des moines qui nous engagent à faire de nos manques une ressource. Et qui nous accueillent autour de l’autel pour la communion. Au cœur de la Bretagne, au cœur de l’Eglise. Oui. Au cœur du monde aussi.

Déjà des idées naissent pour un prochain week-end spi : partager davantage ce que chacun-e a vécu en participant aux offices. C’est vrai que moi, je ne me suis pas levé à 3h45 pour les vigiles. J’étais en communion avec mon matelas.  Mais certain-es, oui ! Demander à un frère de donner son témoignage de vie etc…

Merci à toutes et à tous et… rendez-vous bientôt alors ?

E.G.C, D&J Finistère